Paru le 23 mars 2022 dans le blog "Si l'art était conté..."

http://www.httpsilartetaitconte.com

Je me suis lancé avec appétit dans la lecture du livre « Les Fêtes galantes ou les rêveries de Watteau et Verlaine » de Patrick Godfard, qui m’avait été offert à Noël, un beau livre magnifiquement illustré par de nombreux tableaux et dessins.

     L’auteur a dû ressentir une profonde délectation en écrivant cet essai, étude croisée entre la peinture de Watteau et la poésie de Verlaine. Son érudition atteint des sommets...

Revue Verlaine 2021, n° 19, pp 229-231

https://classiques-garnier.com/export/pdf/revue-verlaine-2021-n-19-varia-comptes-rendus.html?displaymode=full (aller à la page 229)

Patrick Godfard, Les Fêtes galantes ou les rêveries de Watteau et Verlaine, essai suivi des Fêtes galantes de Verlaine, Paris, Éditions Macenta, 2021, 170 p

Revue par Arnaud Bernadet Université McGill

Extraits :

Fondées à Paris en 2014, et spécialisées surtout dans le domaine de l’art (sculpture et peinture), les Éditions Macenta ont fait paraître à la fin de l’été 2021 un essai de Patrick Godfard sur Watteau et Verlaine autour des Fêtes galantes, fidèles en cela à leur projet de « promouvoir des livres dont l’iconographie soignée et originale est en résonance avec un texte captivant et riche d’enseignement »....

Alors que Godfard a parfaitement saisi que «Verlaine revisite Watteau pour faire du… Verlaine » (p. 7), la dimension de l’altérité et du dialogue n’est l’objet d’aucune réflexion théorique et méthodologique préalable. Dans ce contexte, le critique parlera d’un « paysage fait souvent de sonorités implicites » (p. 14), d’une poésie qui serait « née du chant » (p. 18), de synesthésies qui « invitent au songe » (p. 30), d’un monde théâtral à la «forte artificialisation » (p. 66) ou encore de la «danse du paraître » (p. 99)… Du déjà-dit. Des commentaires entendus et répétés depuis un demi-siècle. On l’aura compris : le spécialiste de Verlaine et de la poésie française de la deuxième moitié du XIXe  siècle ne trouvera rien dans l’essai de Patrick Godfard. En revanche, l’ouvrage satisfera peut-être davantage l’amateur éclairé, l’amateur d’art en particulier. 

Paru le 29 août 2021 dans le Blog des Arts

http://www.blog-des-arts.com/livres/les-fetes-galantes-editions-macenta

L’auteur Patrick Godfard nous fait pénétrer dans l’univers pictural et poétique des Fêtes galantes de Watteau tant admirées par le romancier Rémy de Gourmont, et Paul Verlaine, établissant un subtil jeu de miroir entre les destinées du peintre et du poète. Patrick Godfard, professeur agrégé d’histoire ,qui enseigna dans le secondaire et le supérieur en France, aux Etats-Unis, en Russie et au Japon, parvient à nous introduire dans un univers chatoyant où à l’aide de touches multiples il nous fait embarquer avec Antoine Watteau pour Cythère. Abondamment illustré par des œuvres de Watteau dont le célèbre Pierrot que vous pouvez voir au musée du Louvre. Il serait difficile de nier que la Diane au bain de Watteau en écartant ses larges cuisses ne développe pas un érotisme brûlant avec ses tons de chair ravageurs. Paul Verlaine hanté par l’amour et les rendez-vous parfois embarrassants partage la même passion qu’Antoine Watteau pour la fête de l’amour. Chez Watteau la chair explose sous le moindre vêtement comme ces bas qui glissent, libérant les cuisses offertes à tous les regards. Pour partager les Fêtes galantes de Watteau et Verlaine comme autant d’amusements champêtres. Broché. Format : 24 x 16,5 cm. 176 p. 24€. Alain Vollerin. Mémoire des Arts 

Article dans la revue Beaux Arts Juin 2015

Article de Juin 2015 dans Beaux arts Magazine

Article dans la revue Études Octobre 2014

Claude Lorrain

De l’infiniment grand à l’infiniment petit.
de Sigrid Avrillier
Éditions Macenta, 2014, 64 pages, 16 €

Par Dominique Peccoud

L’auteure, copiste au Louvre de la Vue d’un port de mer, effet de brume, peinte en 1646 par Claude Gellée, alias Claude Lorrain, nous donne un livre aux photos et macro?photos très soigneusement éditées dans une belle couverture, condensé subtil, comme l’œuvre qu’il étudie dans sa totalité jusqu’à l’autoportrait du peintre. Non à feuilleter de photo en photo, mais à lire de A à Z, il sera en fait dévoré, tant le style en est passionné et le sujet passionnant. Après un parcours du paysage puis de chaque personnage du tableau, quelques symboles, imprévisibles au premier coup d’œil, se dévoilent : par exemple celui de l’Église catholique du temps de la contre-réforme qui, comme le galion au centre du tableau, part de la ville de Rome, en pleine rénovation, pour porter au monde, à travers toutes les Églises locales, l’annonce du Ressuscité. C’est alors que Sigrid, la copiste, nous fait partager sa relation intime avec Claude rencontré par le biais des techniques qu’il emploie. Découvrant ses glacis, qui rendent l’effet de brume si lumineusement transparent, elle entre dans sa contemplation de la nature vivante sous les rayons toujours variés du soleil. En refermant le livre, le lecteur, émerveillé d’en avoir tant appris en si peu de temps, sera saisi par un désir puissant : celui d’aller au Louvre, toute affaire cessante, pour se laisser baigner par la lumière d’un tableau. À quand le prochain livre de cette collection ?